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Le Blog du Kebab › 21 septembre 2026

Histoire du kebab : 8 dates clés

Par l'équipe d'O P'TIT RESTO, Annonay · 6 min de lecture · mis à jour le 22 septembre 2026

Illustration du blog du kebab d'un restaurant d'Annonay

L’histoire du kebab est bien plus longue que celle du sandwich qu’on achète aujourd’hui en sortant du travail. Le mot désigne d’abord une viande grillée, pratique répandue depuis très longtemps dans tout l’espace méditerranéen et moyen-oriental. La broche verticale, elle, est récente. Le pain garni qui va avec l’est encore davantage. Voici huit repères qui expliquent, par étapes, ce que vous mangez.

Histoire du kebab : un mot plus ancien que le plat

Le terme circule depuis des siècles dans les langues turque, persane et arabe, avec un sens général : viande cuite à la chaleur vive, souvent sur une pique ou près des braises. Il ne désigne donc pas une recette unique mais une famille entière. L’histoire du kebab est d’abord celle d’un mode de cuisson, pas celle d’un sandwich.

Cette imprécision explique la confusion actuelle. Sous le même mot cohabitent des brochettes grillées, des viandes hachées assaisonnées et des lamelles coupées sur une broche tournante. Les cartes de restaurants gardent d’ailleurs cette diversité : adana, kofte et döner descendent tous de la même famille sans être le même plat.

Les 8 dates clés de l’histoire du kebab

  1. Avant le XIXe siècle : la broche horizontale. On fait tourner une pièce de viande devant un feu ouvert, à l’horizontale. Le principe existe dans de nombreuses cuisines et ne doit rien à une invention isolée.
  2. Vers le milieu du XIXe siècle : la broche se redresse. En Anatolie, la viande est empilée sur un axe vertical, chauffée sur le côté. Le gras s’écoule au lieu de brûler dans le foyer. C’est le tournant technique de l’histoire du kebab.
  3. Fin du XIXe siècle : la diffusion régionale. Le procédé se répand dans l’espace ottoman et au-delà. Des variantes prennent des noms locaux au Levant et en Grèce, avec des assaisonnements et des pains différents.
  4. Première moitié du XXe siècle : le passage au gaz. Les grils au charbon cèdent progressivement la place à des rôtissoires au gaz puis électriques, plus régulières et plus faciles à tenir toute une journée.
  5. Années 1960 : les migrations de travail. Des travailleurs venus de Turquie s’installent en Allemagne. Ils apportent leurs habitudes culinaires, d’abord pour eux-mêmes, dans des commerces de quartier.
  6. Années 1970 : le sandwich de Berlin. On attribue généralement à cette période et à cette ville la formule moderne : viande tranchée, pain plat, crudités, sauce, à emporter. C’est le second tournant de l’histoire du kebab, commercial celui-là.
  7. Fin des années 1970 et années 1980 : l’arrivée en France. Les premières enseignes ouvrent dans les grandes villes, puis le format se diffuse partout au cours des années 1990, y compris dans les villes moyennes.
  8. Années 2000 : les variantes françaises. La galette roulée et garnie, connue sous le nom de tacos, se développe à partir de l’est de la France et s’installe durablement sur les cartes, à côté du kebab classique.

Ces huit repères restent volontairement prudents sur les dates. Les attributions précises sont discutées, et plusieurs villes revendiquent la même invention. Pour le détail des appellations et des familles, la notice encyclopédique consacrée au kebab recense les variantes régionales.

Illustration retraçant l'histoire du kebab
L’histoire du kebab tient en deux inventions : la broche verticale, puis le pain garni.

Pourquoi la broche verticale a tout changé

Le passage de l’horizontale à la verticale n’est pas un détail. Sur une broche debout, la chaleur vient du côté et la surface dore pendant que le cœur reste tiède. On prélève la couche cuite, la suivante prend sa place. Le service devient continu, morceau après morceau, sans attendre qu’une pièce entière soit prête.

Ce détail technique explique la suite. Une viande disponible en permanence et découpée à la demande convient parfaitement à la vente à emporter. Sans cette mécanique, la seconde moitié de l’histoire du kebab n’aurait pas eu lieu : le plat serait resté un plat de table, servi à l’assiette.

L’histoire du kebab en France

En France, le sandwich s’installe d’abord près des gares et des universités, là où l’on mange vite et debout. Il devient ensuite un format de quartier, disponible le soir quand beaucoup de cuisines sont fermées. Cette disponibilité tardive compte autant que la recette dans son succès.

Le pays y ajoute ses propres inventions. La galette chaude pliée, garnie de viande, de frites et de sauce fromagère, en est l’exemple le plus visible : la fiche consacrée au tacos français retrace cette branche récente. Elle prolonge l’histoire du kebab plus qu’elle ne la contredit.

Ce que cette histoire change à Annonay

Concrètement, elle explique la carte. Chez O P’TIT RESTO, 48 chemin des Perrières, on retrouve les deux héritages côte à côte : les viandes de broche et de gril d’un côté, kebabs, tacos, burgers et assiettes de l’autre. Toutes les viandes servies sont halal : veau, poulet, merguez, adana, kofte, steak et tenders.

Elle explique aussi un geste que les clients voient tous les jours : la broche montée le jour même et la viande tranchée devant eux. C’est l’héritage direct du XIXe siècle. Vous pouvez voir la carte et commander en ligne, lire la présentation du restaurant, ou parcourir le blog.

Questions fréquentes sur l’histoire du kebab

Le kebab est-il turc ou allemand ?

Les deux, selon ce dont on parle. La viande grillée et la broche verticale viennent de l’espace anatolien et ottoman. La formule du sandwich à emporter, avec pain, crudités et sauce, s’est en revanche imposée en Allemagne dans les années 1970. L’histoire du kebab est donc double : une technique de cuisson d’un côté, un format commercial de l’autre.

Quelle différence entre döner, chawarma et gyros ?

Le principe est identique : viande empilée sur une broche verticale, tranchée au fur et à mesure. Les différences tiennent aux viandes utilisées, aux mélanges d’épices, au pain et aux accompagnements selon les régions. Ce sont trois noms locaux pour une même technique, arrivée dans chaque pays par des chemins et des époques légèrement différents.

Pourquoi parle-t-on de plusieurs inventeurs ?

Parce que les sources manquent et que les revendications se sont multipliées après coup. Une broche verticale n’est pas un brevet déposé, et un sandwich non plus. Plusieurs commerces ont pu adopter la même idée à peu d’intervalle. Les récits d’origine relèvent souvent de la mémoire familiale plutôt que de l’archive vérifiable.

Le kebab a-t-il toujours été un plat de rue ?

Non. Avant sa version en sandwich, la viande de broche se servait couramment à l’assiette, avec du riz, des légumes ou du pain à côté. Ce format existe toujours, sur les cartes comme à la maison. Le passage à la vente à emporter est une évolution commerciale récente, pas la forme d’origine du plat.

Ce qu’il faut retenir

L’histoire du kebab tient en deux basculements. D’abord la broche qui se redresse, vers le milieu du XIXe siècle, et rend le service continu possible. Ensuite le sandwich, dans l’Allemagne des années 1970, qui en fait un plat à emporter. Tout le reste, des noms régionaux aux variantes françaises, découle de ces deux gestes. Retenir l’histoire du kebab aide surtout à lire une carte : derrière chaque nom, il y a une technique précise.

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